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L’Académie d’arts
martiaux KREOLPOWER
a été fondée en 2003
par un expert et
passioné:

Muller Lauret.

Il fut rejoint par deux
autres experts en la
matière qui ne sont
autres que les
célèbres Daniel
Duby-Delavergne
et ... - lire la suite -

 

 

Visite en 360°

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pratique de votre art... C’est dans...

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Le Wing Chun Kung-Fu ou l’art de la fluidité.
Sifu LO-MAN-KAM,
Sifu Daniel
DUBY-DELAVERGNE, mais aussi Guru Larry HARTSELL,
Sifu GORDON-LU,
Sifu Christian HAUSER,
Sifu LAU-CHI-KWONG,
Des références uniques vous sont offertes...
-Lire la biographie de Sifu Muller LAURET-

Biographie de Muller LAURET

PHA_7449 Ile de la Réunion : petite île dans l’Océan indien ayant pour sÅ“ur, l’Ile Maurice et cousines de Madagascar ; elles, toutes nées des tamtams de l’Afrique.

Végétation luxuriante, côtes blanches ou noires telles le yin et le yang, montagnes bleues, cirques abritant autrefois des esclaves en quête de liberté, rougeurs flamboyantes des laves s’écoulant d’un volcan sudiste pour aller voir la mer. Terre d’accueil multiraciale, la Réunion porte haut ses couleurs.

En cette nuit de la Saint Sylvestre 1960, les étoiles de la Croix du Sud annoncent une naissance particulière aux maîtres du Wing Chun Kung Fu, ceux du passé à qui a été confiée la mission de répandre ces techniques de self-défense pour que chaque homme puisse mieux connaître son corps et vivre en paix avec son âme.

En ce premier jour de 1961, à l’aube, sur la route des Indes et de la Chine, la Réunion accueille Muller Lauret.

Troisième d’une famille de six enfants, Muller a maintenant 11 ans. Nous sommes dans les années 1970, et sur les affiches du grand écran réunionnais se profile un chinois torse nu et affublé d’un pantalon noir du nom de Bruce Lee.

Trop jeune, Muller ne mesure pas encore (sans doute au même titre que Bruce Lee) l’importance de la renommée internationale de cet acteur. Plein de vitalité, débordant d’énergie, les parents de Muller décident sous le conseil de leur médecin, de lui faire suivre des cours de karaté, seul art martial avec le judo enseignés à La Réunion. Ainsi « il pourra canaliser cette énergie ».

Il suit son petit bonhomme de chemin avec cette passion, le karaté, mais nourrissant le secret espoir de pratiquer un jour le Kung Fu. C’était ancré au plus profond de lui-même mais pourquoi, le savait-il réellement ?

Son premier maître, M. Castelnau Jean-Marc, est confiant pour son Karaté-club Sankukaï à Saint Pierre, il a un poulain âgé de 14 ans maintenant à qui il offre la direction d’un cours pour enfants. Il aura raison de croire en lui puisqu’il va obtenir la ceinture marron en 1976.

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Mais là, se produit une rencontre inattendue qui va changer le cours de sa vie : un élève de cette école, un certain Daniel Duby De Lavergne, ceinture noire. Ce dernier décide de partir en Chine et l’annonce à Maître Castelnau. Témoin de la scène, Muller entend des paroles qui raisonnent encore en lui. Le Maître conseille à Daniel Duby de remonter à la source des arts martiaux. Lui non plus ne sait pas réellement ce qu’il cherche mais comme Muller, et parce qu’il a quelques années de plus et est né sous « une bonne étoile », il a la même animation pour cet art peu connu pour l’époque : le Kung Fu. Il est à noter que les films de Bruce Lee ne sont pas encore connus d’eux. Leur motivation est autre : elle est intérieure. Daniel Duby part donc pour l’île de Formose (Taiwan) sur recommandation de la communauté chinoise de la Réunion. Il laisse derrière lui le jeune apprenti intrigué mais envieux : Daniel Duby réalise son rêve et par-là même le sien.

Au bout de 12 années passées entre la Chine et les Etats-Unis, et un titre de troisième au Championnat du Monde de combat en Kung Fu en 1976, il est nommé meilleur européen mondial ; il revient sur le sol réunionnais chaque année pour ses traditionnelles vacances auprès des siens. Il partage avec Muller de longues conversations tout aussi passionnantes sur les Maîtres de Kung Fu rencontrés en Chine. De même, il lui montre certaines techniques de la boxe chinoise côtoyant un art martial d’une efficacité redoutable encore méconnu des réunionnais et qui avait pour nom : le Wing Chun Kung Fu, l’art dans lequel Bruce Lee a excellé et a puisé tout son génie. Pour Daniel Duby, c’était Bruce et rien d’autre ! Pour Muller, Daniel Duby était, est et sera toujours Tout ! Mais les séjours de Daniel sont toujours très courts et Muller doit combler ce vide.

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Nous sommes dans les années 1980 et commence à fleurir sur l’île un éventail d’arts martiaux et de sports de combats nouveaux tels que le Taekwondo, le Viet-Vo-Dao, le Te-Ku-Do, et diverses boxes (anglaise, française, thaïlandaise, américaine). Muller les a toutes essayées pendant quelque temps avant de s’orienter vers un art martial sino-vietnamien : le Te-Ku-Do qui lui semblait être la plus appropriée à ses recherches du moment, et ce, sous l’Å“il attentif du maître fondateur de cette discipline, Senseï Chanjou Jean Patrick, enseignant sur l’Ile de La Réunion pendant deux ans.

Ces deux années sont fondamentales dans le cheminement personnel de Muller puis qu’à son départ en 1986, le Maître Chanjou lui confie le poste de délégué technique départemental. Là, Muller va créer une dizaine d’écoles enseignant cet art. Puis, étant nommé responsable technique de l’école de formation des cadres du premier degré de cette discipline, il formera une douzaine de ceintures noires capable de transmettre ce savoir. 1986 est une année charnière : Daniel Duby rentre à la Réunion définitivement après avoir passé six ans à enseigner à la prestigieuse académie de Dan Innosanto à Los Angeles, et il décide d’enseigner son art à de rares privilégiés et des amis triés sur le volet : Muller est le premier à être contacté.

Il restera donc 12 ans dans le développement du Te-Ku-Do (1984-1996) mais au début des années 1990, parallèlement, et de manière tonitruante, il redémarre une formation de 4 ans avec Sifu Daniel Duby, devenu expert en boxe chinoise, en Wing Chun Kung Fu, et « Full Instructor of Jeet Kune Do », précisément l’art de Bruce Lee.

A partir de cet instant, c’est auprès de ce Maître que Muller trouve sa voie. Par conséquent, il va se plier aux exigences de milliers d’heures d’entraînement pointu, hors du commun, alliant humiliation et frustration mais aussi ultimes récompenses. Il s’établit alors une alchimie entre deux êtres accomplis en arts martiaux : « Tu ne trouves ton art que lorsque tu sais qui tu es. Et là, tu peux te transformer» dixit Daniel Duby.A la suite de cette formation soutenue, Daniel incite Muller à perpétuer la tradition du Wing Chun à La Réunion en ouvrant une salle d’entraînement. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le passionné de Wing Chun procède par étape et donne son premier cours de Wing Chun à la MJC ( Maison des Jeunes et de la Culture) du Tampon en 1996. Le succès ne se fait pas attendre mais Muller ne s’arrête pas là. Il veut à présent accomplir son rêve de toujours : aller en Chine rencontrer celui qui a formé Daniel en Wing Chun : Sifu Lo Man Kam, qui n’est autre que le neveu de Yip Man, dernier Grand Maître de ce style et propre entraîneur de Bruce Lee !

C’est alors que commence une longue période d’échanges entre La Réunion et Taïwan, et cette histoire dure maintenant depuis une vingtaine d’années avec la venue exceptionnelle de Sifu Lo Man Kam à deux reprises à La Réunion (en 1998 et en 2002).

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Le pont entre la Chine et le Tampon est maintenant solide : en 2003, Muller ouvre sa propre académie d’arts martiaux sous la dénomination de Kréol Power. Là sont enseignés le Wing Chun, le Jeet Kune Do et le Tai Chi Chuan.

Des séminaires sont organisés pour des groupes d’élèves sur Taiwan régulièrement… Mais à son dernier séjour, se produit une rencontre inattendue, quasi-inespérée. Comme chacun le sait, il n’y a pas de hasard !

Tous les éléments étaient réunis alors pour produire l’imprévisible. En janvier 2005, alors qu’il quitte Taiwan pour Hong Kong avec son groupe d’élèves, à son escale, Sifu Yip Chun – l’un des fils de Yip Man – demande à le rencontrer!

La prodigieuse rencontre se passe un dimanche soir, dans une des salles qu’il supervise à Hong Kong. Moment privilégié pour les néophytes l’accompagnant… Là, après avoir vu les élèves de Muller évoluer avec ses propres élèves, Sifu Yip Chun déclara avec étonnement et sérénité : « Vous êtes si loin de la source et pourtant vous avez un bon kung fu ! » (pour reprendre ses propres termes) ce qui sous entend que la voie utilisée est correcte et doit se pérenniser. En effet, le Grand Maître est sûrement ému car au plus profond de lui même, il sait que la mémoire de son père est présente sur une petite île de l’océan Indien et qu’ainsi, ces dernières paroles ont été entendues.

Avant son dernier souffle, son père désirait vivement que le Wing Chun soit enseigné à un plus grand nombre pour que la Tradition ne soit pas oubliée et qu’elle perdure à jamais !

A la sortie de cette salle, ils sont tous émus, sidérés et reconnaissants devant les démonstrations que leur a faite Sifu Yip Chun… L’accueil de Sifu Yip Chun est au delà de toutes leurs espérances. Ce n’est que le début de cette fabuleuse histoire.

Séjour organisée par son amie de toujours, Julia Wang, Muller se rend au musée dédié à Yip Man et à l’histoire du Wing Chun Kung Fu dans une aile du Temple de Foshan, berceau du Wing Chun. Là, plusieurs surprises les attendaient dont une inopinée.

Au détour de fabuleux documents tant iconographiques que télévisuels, il reconnaît la photographie d’un visage qui lui est familier : M. André Tien Ah Koon, le député-maire du Tampon, la commune dans laquelle il enseigne !

Devant ce fait, Muller fait part de sa découverte à Julia. Elle lui conseille, une fois rentré, de prendre contact avec la Mairie du Tampon afin de promouvoir une nouvelle fois La Réunion à Foshan et ce, par l’intermédiaire d’un petit encart au côté d’André Tien Ah Koon, prouvant par la même l’affinité existante entre La Réunion et la communauté chinoise.

Ainsi, Muller décide de tout mettre en Å“uvre pour que ce projet se réalise dans la mesure du possible. S’il plaît aux Grands Maîtres et aux autorités compétentes, qu’une nouvelle page de l’histoire du Wing Chun, à La Réunion comme en Chine, se tourne !

FIAT LUX ! La lumière fut ! car une photo de l’académie KREOL POWER a été expressément demandée par Sifu Yip Chun afin que celle-ci fasse partie des documents et reliques se trouvant à l’intérieur de ce temple exceptionnel dédié à cet art ! Hasard ?

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Sur ce sentier bien éclairé, Muller peut désormais avancer plus sereinement sachant que la route ne sera pas dépourvue d’obstacles car le projet qu’il a en tête est pharaonique : devenir le premier français producteur, réalisateur et acteur principal d’un DVD sur le Wing Chun Kung Fu. Tourné sur des sites prestigieux à Hong Kong, où le Wing Chun a acquis ses lettres de noblesse, il veut que cet art soit désormais à la portée de tous !!!

C’est maintenant chose faite ! En effet, depuis Janvier 2008, le DVD « Muller Lauret, de l’île de la Réunion à Hong Kong » est disponible, notamment sur le site de Kreol Power !

Ecrit par Emmanuel BERTIN en collaboration avec Laurence CASSIER.